Déceler des battements de cœur de victimes ensevelies sous plusieurs mètres de décombres, c’est ce que permet la toute nouvelle acquisition des Pompiers13, venant ainsi renforcer la spécialité Usar.
C’est avec beaucoup de fierté que le Sdis 13 s’est doté, il y a tout juste quelques mois, d’un tout nouvel outil : le scanner de recherche de personnes ensevelies. Il s’agit d’une première nationale pour les Sdis. « Actuellement, nous sommes le seul Sdis en France à nous être dotés de cet appareil, qui vient compléter notre panel de recherche et d’écoute », raconte l’adjudant-chef Olivier Piazzo, qui a manœuvré avec le radar lors de l’exercice grandeur nature organisé à Aix-en-Provence, le 7 avril dernier.
Concrètement, ce petit appareil de 40 000 euros renferme une prouesse technologique de haute précision. Utilisé par 22 agents Usar (unité de sauvetage, appui et recherche), ce radar permet, d’après Olivier Piazzo, « une recherche de victimes ensevelies sous décombres grâce à une localisation par ondes. Grossièrement, l’appareil se compose de deux parties : le bloc et un retour sur tablette. L’antenne du bloc nous renvoie les ondes émises par l’appareil sur la tablette ». Il poursuit : « L’appareil envoie des ondes à 90 degrés de profondeur, ce qui permet de scanner à la fois verticalement et horizontalement afin d’affiner la recherche ».
Les ondes électromagnétiques sont d’une telle finesse qu’elles peuvent détecter ce que même les hommes et les équipes cynotechniques ne peuvent percevoir, entendre ou sentir. Ce radar de haut niveau est capable de déceler le moindre clignement d’œil, le moindre battement de cœur, et ce à plusieurs mètres d’ensevelissement. La machine est également « capable de donner de manière approximative le nombre de mètres cubes de décombres à déplacer pour accéder à la victime », affirme l’adjudant-chef Olivier Piazzo.
Présent lors de la manœuvre, le président des Pompiers13 Richard Mallié illustre de son côté la prouesse de cet engin avec un exemple concret. « En Turquie, ils ont trouvé 12 personnes, dont une vivante six jours après grâce à ce radar. Il s’agit d’un outil supplémentaire permettant de sauver des vies, mais aussi d’assurer la sécurité des sapeurs-pompiers qui ne s’engagent que lorsque c’est nécessaire. »
L’acquisition de ce radar marque une avancée majeure pour la spécialité Usar et prouve une fois de plus l’engagement des Pompiers13 à innover pour sauver toujours plus efficacement et assurer des sauvetages périlleux, là où chaque seconde compte et où des vies restent à sauver.



