La manœuvre, qui a permis de rappeler les consignes de prévention, s’est déroulée à Ensuès-la-Redonne, le 7 mai 2026.
Paradisiaque. C’est sans aucun doute le mot qui revient le plus pour décrire la calanque du Grand Méjean, dans laquelle il est possible de s’immerger grâce au sentier des Douaniers. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le cadre a beau être fantastique, il n’en demeure pas moins dangereux, piégeant de nombreux promeneurs à l’année. Par manque d’expérience. Voire pire : par manque de préparation et de prudence. L’occasion pour les équipes SMPM (Secours en milieu périlleux et montagne) de rappeler les bons comportements à adopter lors d’une manœuvre réalisée face à la presse, jeudi 7 mai, à Ensuès-la-Redonne.
« Un endroit qui est magnifique peut devenir hostile »
Là encore, le scénario de cet exercice grandeur nature est parfaitement ficelé et adapté au lieu, avec un randonneur ayant chuté une vingtaine de mètres en contrebas du sentier des Douaniers et un risque de chutes de pierres. Afin de dégager la victime au plus vite, les Pompiers13 optent pour un dispositif avec des cordes porteuses, façon tyrolienne, pour arriver par le haut, brancarder la personne à secourir puis l’évacuer. Deux autres scénarios auraient été possibles : faire intervenir le Dragon 131 ou privilégier une évacuation en mer par le biais de moyens nautiques.
Composé d’environ 90 sapeurs-pompiers formés aux milieux périlleux, le SMPM intervient près de 260 fois par an dans les Bouches-du-Rhône, souvent pour porter assistance à des randonneurs victimes de chutes, malaises ou désorientations. Répéter ses gammes deux fois par semaine et peu importe les conditions météo apparaît alors primordial pour les Pompiers13. « Ça vient en plus du tronc commun », explique le commandant Gilles Agopian, en charge des spécialités au sein du Sdis 13. « On est tous sapeurs-pompiers, ce qui veut dire qu’on intervient sur des feux, sur l’aide à la personne… Mais en plus, on s’entraîne aussi pour intervenir là où les équipes de sapeurs-pompiers classiques ne le peuvent pas. »
« Sur le territoire, on a des environnements naturels remarquables », ajoute le commandant Agopian. « La Sainte-Victoire, la Montagnette, la Côte bleue, les Alpilles… Chaque lieu a ses spécificités. Mais un endroit qui est magnifique peut aussi devenir hostile (…) Souvent, ce qui pèche, c’est le niveau de préparation. Il ne faut pas se surestimer, regarder la météo, dire à ses proches où on se trouve et toujours avoir le nécessaire avec soi : de l’eau, un téléphone chargé, un sifflet… »
« Dans les Bouches-du-Rhône, nous avons tous les risques, sauf les avalanches », rappelle à juste titre le président des Pompiers13 Richard Mallié. « C’est comme la montagne mais sans la neige », appuie Franck Briend, directeur départemental adjoint du Sdis 13 avant d’embrayer en guise de conclusion : « C’est pour cela qu’il faut que l’on soit constamment formés. »
Toutes les photos de la manœuvre à retrouver sur Flickr



