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RENCONTRES DU VOLONTARIAT DES POMPIERS13 : « ON VOIT QU’ON N’EST PAS OUBLIÉS »

Depuis septembre 2024, plusieurs cadres du Sdis 13 se déplacent chaque jeudi soir – hors périodes de vacances scolaires – dans un centre d’incendie et de secours du département afin de débattre autour de l’avenir du volontariat. Une démarche constructive, qui va bientôt clôturer son premier chapitre.

Jeudi 21 mai 2026. Une date symbolique pour le volontariat des Pompiers13 puisqu’elle marquera la fin d’un sacré chapitre commencé deux ans plus tôt, au moment où l’établissement a officiellement lancé les rencontres du volontariat. Le principe ? Plusieurs cadres de l’établissement, dont le contrôleur général et chef de Corps Jean-Luc Beccari, se déplacent dans chaque centre d’incendie et de secours du territoire tous les jeudis soirs (hors périodes de vacances scolaires) pour parler pendant deux heures avec les différents personnels présents de l’avenir du volontariat des Pompiers13, avec des sujets comme la fidélisation et la gestion de l’activité opérationnelle. Le 21 mai sera donc la dernière d’une longue série, avec une rencontre prévue au CTA/Codis.

Une démarche « bien perçue » par les sapeurs-pompiers volontaires

« C’est une approche qui est assez rare mais qui est adaptée aux objectifs de notre plan sur l’avenir du volontariat puisqu’elle permet de bien comprendre et cibler les besoins et les bonnes pratiques sur le territoire », relève le commandant Stéphane Mozziconacci, chef du groupement Engagement citoyen, et présent lors de ces rencontres le jeudi soir. « La démarche est bien perçue par les sapeurs-pompiers volontaires qui participent à ces rencontres car il est rare d’avoir un chef de Corps en face de soi, qui fait le déplacement et prend le temps d’écouter et d’échanger sur ces questions-là », enchaîne le capitaine Stéphane Trinci, chef du service Volontariat et lui aussi mobilisé sur le territoire.

Lors de ces rencontres organisées sous la forme de deux tables rondes, « la parole est libre tout en étant respectueuse », reprend le commandant Mozziconacci. « C’est surtout un acte fort, dans le sens où il y a la possibilité de s’adresser sans filtre à la direction et d’aborder tout un tas de sujets opérationnels et de fidélisation. On se rend compte alors que ce ne sont pas que des sujets liés aux interventions en tant que telles qui reviennent. Il y a toute une partie liée au soutien opérationnel, avec les infrastructures. Tous ces aspects participent à la fidélisation de nos sapeurs-pompiers volontaires. Et qui de mieux que le directeur lui-même pour garantir que le message lui soit transmis. »

Transformer l’essai

Une fois ces séquences d’échanges terminées, ces dernières font l’objet d’une restitution par les animateurs des tables rondes. Elles sont ensuite transmises à l’Engagement citoyen qui, en corrélation avec la Direction, le groupement, les référents volontariat concernés et le chef de centre, analyse les informations récoltées et dresse une feuille de route qui servira de socle pour mener des actions visant à consolider le volontariat des Pompiers13, centre par centre. Ainsi s’ouvrira le deuxième chapitre, avec des points d’étapes réalisés en gardant cette fibre locale, territoire par territoire.

« Ce serait un coup d’épée dans l’eau que de ne pas maintenir ce lien avec les groupements et les centres. Le pilotage de ces actions est permanent », assure le commandant Mozziconacci, qui affirme : « Il y a des thématiques qui sont universelles à chaque centre d’incendie et de secours. L’ambiance, par exemple. Elle est primordiale car elle caractérise ce que beaucoup viennent chercher dans nos casernes : du lien social ».

Même son de cloche chez le capitaine Trinci, qui tient à souligner « l’importance des conditions d’accueil » en caserne. « C’est ce qui conditionne l’ambiance et le reste. Car mieux les gens sont accueillis, plus ils se sent intégrés et ont l’envie de rester et de contribuer à ce que cette ambiance-là perdure. »

« S’exprimer sans tabou »

Ce facteur ambiance, le sapeur 1ère classe Maxence Lefebvre l’identifie comme l’une des réussites de son quotidien en tant que Pompier13 volontaire à Lamanon. « Il y a un vrai esprit de famille et la caserne est en quelque sorte un deuxième lieu de vie », raconte-t-il. « Chacun a son expérience personnelle et professionnelle et il met tout cela au service des autres. Par exemple, un collègue a un souci avec sa voiture ou a besoin d’un coup de main pour bricoler, les copains arrivent sans hésiter pour l’aider. Si je peux, je passe tous les jours pour boire le café et voir ceux qui sont présents à la garde. »

Présent lors des rencontres du volontariat à Lamanon en mars dernier, le sapeur Lefebvre trouve la démarche « très intéressante. Le fait qu’il y ait deux groupes pour deux tables rondes permet à tout le monde de s’exprimer, sans tabou, sur des sujets qui peuvent être sensibles », souligne-t-il, avant de lâcher : « La présence du directeur, aussi, montre tout l’intérêt de la démarche. On voit qu’on n’est pas oubliés alors que c’est un sentiment qu’il est facile d’avoir pour les centres les plus petits ou reculés. »

Ce ressenti, Maxence Lefebvre n’est pas la seul à le partager. Plus d’un an en arrière, les rencontres du volontariat faisaient étape à Luynes. Et déjà, les volontaires présents soulignaient la force de cette démarche. « Personnellement, ça m’a redonné un petit peu espoir d’avoir ce genre d’échanges. Parce qu’en 20 ans, c’est la première fois que j’ai la possibilité de m’exprimer comme cela, face au directeur, sur le sujet du volontariat », relevait alors le sergent-chef Jean Lagaude. Et de conclure : « C’est très riche d’avoir ce temps d’échanges entre nous, hors période de garde, mais aussi avec notre hiérarchie, pour qu’on puisse vraiment s’exprimer sur des questions de fond. »

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