La manœuvre s’est déroulée le 18 mai 2026 à Meyrargues, marquant le coup d’envoi de trois jours de mises en situation pratiques sur l’ensemble du département des Bouches-du-Rhône.
Comme pour d’autres manœuvres organisées auparavant, c’est un scénario qui est bien ficelé. Celui-là s’écrit sur les bords de la Durance, où des vacanciers en plein camping sauvage auraient été emportés par une crue importante de la rivière après des pluies torrentielles survenues en pleine nuit. Ce n’est que le lendemain matin que les secours sont alertés, des témoins ayant aperçu des tentes flotter. Le nombre de victimes, comme leur âge, restent indéterminés et il faut rapidement lancer les recherches pour les retrouver. Telle est la mission qui attend les Pompiers13 lors de cet exercice grandeur nature qui s’est déroulé à Meyrargues, lundi 18 mai.
S’adapter au changement climatique
« L’idée de cet exercice est de voir comment s’organise un chef d’unité cynotechnique auprès d’un commandant des opérations de secours pour mettre en place son idée de manœuvre », explique le lieutenant Thierry Diologent, référent technique en cynotechnie pour les Pompiers13. « Les binômes cynotechniques effectuent des recherches le long de deux rives, ce qui nécessite la traversée du cours d’eau. C’est là qu’interviennent les équipes de sauveteurs aquatiques (SAV), qui ont pour mission de faire traverser le cours d’eau aux binômes avec leurs moyens de franchissement tout en les sécurisant le long des rives le temps de leurs recherches. »
Le décor est planté et force est de constater que certains compagnons à quatre pattes prennent du plaisir une fois lâchés alors que la chaleur commence à se faire sentir au fur et à mesure de l’exercice. C’est le cas d’Ubby, malinoise de deux ans, dont la clochette autour du cou ne cesse de se faire entendre. « Il faut des chiens joueurs, tout le temps motivés et sociables », sourit le sergent Laurine Ferfer, Pompier13 professionnel à Port-de-Bouc, volontaire à Saint-Mitre-les-Remparts et conductrice cynotechnique.
Au total, onze binômes cynotechniques composent les rangs des Pompiers13. Un dispositif précieux, dont la valeur s’en trouve renforcée par tout ce que peut induire le changement climatique. « Nous n’intervenons pas forcément régulièrement sur ce type de secours mais cela reste dans l’air du temps, avec notamment les épisodes cévenols », relève le lieutenant Diologent. Et de poursuivre : « Nous sommes par exemple restés longtemps pour des opérations de secours à la suite de la tempête Alex, dans les Alpes-Maritimes. »
« Ici, avec la fonte des neiges actuelle, la Durance peut par exemple monter, même si elle est régulée par EDF », continue Thierry Diologent. Un écrin idéal pour ce type d’exercice puisque « elle permet de retracer ce qu’il peut se passer avec d’autres cours d’eau. » Cette mise en situation pratique n’était qu’un avant-goût : d’autres manœuvres impliquant les spécialistes cynotechniques des Pompiers13 se sont déroulées pendant trois jours, que ce soit dans des secteurs bâtimentaires à l’Ensosp ou en forêt non loin de Trets.
Preuve de l’importance, encore une fois, de répéter ses gammes afin d’être prêt le jour-J.



