Lionel Bellande, sapeur-pompier volontaire au sein du centre d’incendie et de secours d’Allauch / Plan-de-Cuques, participe au Bol d’Or Vélo, afin de soutenir l’association « Pour le Fil d’Ariane » qui accompagne les enfants hospitalisés et leurs familles en situation de précarité.
Ancien marin-pompier à Marseille et maintenant sapeur-pompier volontaire à Allauch / Plan-de-Cuques depuis une dizaine d’années, Lionel Bellande et les Pompiers13 de sa caserne participent au Bol d’Or Vélo. Une compétition se tenant sur le circuit Paul Ricard au Castellet et qui dure 24h. Elle commencera le 27 juin à 15h et finira le 28 juin à la même heure. Deux équipes de huit pompiers y concourent : une mixte et une masculine, ainsi qu’une équipe de trois qui pédalera en VTT. Leur objectif : soutenir l’association « Pour le Fil d’Ariane », dont Lionel Bellande est bénévole depuis 10 ans.
Un défi pour la bonne cause
Ce défi sportif constitue avant tout un défi solidaire avec quatre objectifs clairs : récolter des fonds pour l’association, valoriser la solidarité et l’engagement des Pompiers13, sensibiliser le public à une cause et créer du lien entre les acteurs publics, les entreprises locales (dont le partenaire principal est le Crédit Agricole Alpes Provence) et les citoyens. Et c’est bien l’association « Pour le Fil d’Ariane », créée en 2005, qui en est la motivation. « S’il n’y avait que le défi, il y aurait moins de personnes intéressées », raconte Lionel Bellande. « Aider des enfants malades, des familles en situation de précarité, ça donne du sens. »
Même si « le fait d’être pompier, ça a déjà du sens, ne serait-ce qu’avec les interventions au quotidien. Mais le fait de stimuler tout le monde, d’aider l’association dans laquelle je suis, ça donne satisfaction », se réjouit le Pompier13. « Je suis bénévole au sein de l’association depuis plus de 10 ans maintenant. Et étant pompier également, je me sers de la communauté des pompiers pour aider les enfants malades », reconnaît-il. « On essaie toujours de donner du sens à ce qu’on fait. Tenir 24h à vélo tout seul, je suis capable de le faire. Mais de le faire avec des collègues, en étant huit par équipe, cela a beaucoup plus de sens. »
« D’abord pour un besoin puis derrière pour un défi »
Lionel Bellande est familier des épreuves sportives. Il a notamment joint Paris-Marseille en courant en 2018, parcourant 50 km par jour, et passant par 18 casernes. Toutefois, le Bol d’Or reste un challenge de par la gestion humaine et l’organisation que cela implique. « Donc c’est encore un autre défi. Et je trouve que ça a plus de sens de faire un défi à vingt personnes que de le faire tout seul dans son coin ». Le sapeur-pompier volontaire avertit que ce genre de compétition « se conçoit au fur et à mesure. Chaque défi n’a pas été pensé au départ mais est arrivé avec des connaissances, des situations particulières », décrit-il. C’est d’abord « pour un besoin et puis derrière pour un défi. »
« C’est plus facile de stimuler une communauté qui est sportive, qui est dans l’entraide, qui est toujours dans la bienveillance des autres », affirme d’ailleurs le sapeur-pompier, qui voit en ses troupes une sacrée motivation : « Même ceux qui n’ont pas de vélo ou qui n’en font pas habituellement sont motivés rien que pour cet objectif. »
Résumant l’engagement des Pompiers13, Lionel Bellande assure que « le but est vraiment d’avancer ensemble. »


