Les Pompiers13, en lien avec l’Agence régionale de santé, le Samu 13 et les Hôpitaux de Provence, ont signé une convention avec le centre hospitalier d’Aix-en-Provence, le 10 décembre dernier.
Des temps de passage de plus en plus longs, des conditions pouvant être précaires en salle d’attente, un manque cruel de soignants et de lits dans certains hôpitaux… C’est un fait : la crise des urgences s’intensifie année après année en France. Le département des Bouches-du-Rhône n’y fait pas exception, même si des solutions tentent d’être trouvées, notamment autour de la question du délai d’attente auxquels sont souvent confrontés les secours à leur arrivée à l’hôpital. C’est dans cette optique que les Pompiers13, en lien avec l’Agence régionale de santé, le Samu 13 et les Hôpitaux de Provence, ont signé une convention avec le centre hospitalier d’Aix-en-Provence, mercredi 10 décembre.
Pas de remède miracle mais un cadre d’ordre établi
« Le centre hospitalier d’Aix a une conjonction de problématiques qui dépasse le territoire d’Aix lui-même », explique le médecin-chef des Pompiers13, Christian Poirel, avant de détailler : « Quand les hôpitaux de Manosque, Digne-les-Bains ou Sisteron sont fermés la nuit, les patients redescendent sur Pertuis ou sur Aix. Même chose avec ceux du Var. Donc il arrive un moment où il est impossible de recevoir tout le monde, tout le temps, ce qui provoque un goulot d’étranglement pour nos ambulances mais aussi celles des autres départements. »
Même s’il n’existe aucun remède miracle, le fait d’avoir établi et signé cette convention va néanmoins permettre de faire bouger les lignes avec trois objectifs clés : mieux coordonner et gérer les crises liées aux afflux massifs de patients, améliorer l’accueil des patients et rendre de la disponibilité opérationnelle aux secours ou encore faciliter la mise en place d’une salle de débordement sur le territoire aixois. « La convention ne va pas résoudre le problème de la saturation des urgences en lui-même car il n’est pas de notre ressort. Ces situations vont être amenées à se reproduire mais à notre niveau, on peut essayer de faire en sorte qu’elles soient mieux appréhendées et gérées, avec une meilleure coordination entre nos personnels et ceux des services d’urgence », poursuit Christian Poirel.
Et de conclure : « Dans les discussions qui ont été menées depuis plusieurs années, nos problématiques ont pu être prises en considération. Et la convention est un outil qui est assez puissant pour mieux imbriquer les choses en amont et donner un cadre d’ordre entre deux mondes qui, finalement, se connaissent en surface mais pas en profondeur. »



