Portrait de l’adjudant Pascal Pohemai, Pompier13 professionnel au CTA/Codis mais également volontaire au centre d’incendie et de secours d’Aubagne.
« Je n’avais aucun lien avec le milieu des secours. Sur le papier, rien ne me prédestinait à suivre cette voie. » Pourtant, voilà plus de 30 ans que l’adjudant Pascal Pohemai a embrassé l’engagement de sapeur-pompier.
D’abord comme volontaire, où il prend toujours des gardes au centre d’incendie et de secours d’Aubagne, en plus d’être le président de l’amicale. Mais depuis 2018, c’est également en tant que Pompier13 professionnel qu’il officie au sein du CTA/Codis, où il occupe aujourd’hui la fonction d’adjoint au chef de salle.
Un parcours inspirant
Sa vocation, il la doit à ces « soirées entre amis » lors desquelles il « côtoyait des sapeurs-pompiers volontaires » mais aussi à sa force de caractère. « Malgré un échec au concours dans les années 2000, j’ai continué à me former et à progresser », raconte-t-il, tout en décrivant l’état d’esprit qui l’anime au quotidien.
« Chaque matin, je pars travailler avec la banane. Je me répète souvent mais je fais un métier que j’aime, que j’ai choisi. »
Pour Pascal Pohemai, « le secret est d’avoir une énergie maîtrisée, une pression contrôlée et une philosophie simple. Il faut prendre le temps… de prendre le temps ! Il faut aussi savoir accepter de ne pas faire quand on ne peut pas car trop en faire peut impacter la qualité du travail. »
Une philosophie indispensable dans l’exercice de ses fonctions au quotidien. « J’ai été désigné référent du secteur CTA/Codis et je veille donc au bon déroulement des interventions et au suivi opérationnel. J’ai aussi participé au développement de NexSIS, qui est le nouveau système de gestion de l’alerte. »
« Je forme également les nouveaux opérateurs, accompagne les recrues en tant que référent des nouvelles incorporations, et les suit sur trois ans : préparation au stage, encadrement, intégration… C’est le pavé le plus important », poursuit-il.
« Je participe au simulateur feu de forêt en tant que coopérateur-opérateur. Dans mon rôle de superviseur, j’assure le suivi opérationnel et cherche à approfondir la compréhension des feux de forêt pour affiner encore les prises de décision. »
Un sacré panel de missions dont Pascal Pohemai est fier, tout comme le fait d’avoir préservé ce qui lui tient le plus à cœur : « Être sapeur-pompier, c’est aussi et avant tout une question de valeurs », rappelle-t-il.
Avant de conclure : « L’honnêteté, la probité, ça résume l’engagement. Ce n’est pas le titre qui fait la qualité d’un sapeur-pompier, c’est l’implication qu’on y met. »


