Ils l’avaient annoncé, ils l’ont fait. À Nice, Pernilla Faranda et Florian Pignatel ont relevé leur défi : boucler l’Hyrox en tenue de feu complète, casque sur la tête et quinze kilos supplémentaires sur les épaules. Les deux sapeurs-pompiers d’Aubagne ont franchi la ligne d’arrivée en 1h56min49s, sous la barre symbolique des deux heures.
Pernilla Faranda est caporal professionnel à la caserne d’Aubagne depuis 2021 et sapeur-pompier volontaire au SDIS 13 depuis 2015. À ses côtés, Florian Pignatel est sergent-chef à Aubagne depuis cinq ans. Habitués aux contraintes opérationnelles, ils participaient toutefois à leur premier Hyrox.
Une entrée dans l’inconnu
À leur arrivée sur site, les deux sapeurs-pompiers prennent le temps d’observer l’organisation et les concurrents. « C’était la première fois que nous participions à ce type d’événement. Nous avons regardé les autres athlètes pendant près de 45 minutes pour nous imprégner de l’ambiance », explique Florian Pignatel. Les vagues de départ s’enchaînent toutes les vingt minutes dans une organisation parfaitement rodée.
Au moment du départ, le contraste est saisissant. Autour d’eux, des participants en tenue de sport légère. Eux portent la combinaison de feu jaune fluo et le casque. « Nous nous sommes regardés en nous demandant : ‘Pourquoi sommes-nous là ?’ », sourit Florian Pignatel. Pernilla Faranda reconnaît avoir ressenti une légère gêne au début : « Avec la tenue et le casque brillant, on ne voyait que nous. » Très vite, les encouragements du public, des bénévoles et des autres concurrents dissipent cette impression. « Dès le premier tour, nous entendions : “Allez les pompiers !” Cela nous a portés tout au long de l’épreuve. »
L’objectif était clair : passer sous les deux heures. « C’était un objectif réaliste », estime Florian Pignatel. « Avec une préparation plus poussée, nous aurions peut-être pu viser 1h50. Mais nous sommes déjà très fiers de notre temps. » La course ne s’est pas faite sans difficulté. Les burpees et les fentes lestées ont particulièrement marqué les organismes. « Sur certains ateliers, nous dépassions les 35 kilos, et les fentes arrivent en fin de parcours. C’est très exigeant », précise Pernilla Faranda. Après environ une heure d’effort, Florian Pignatel connaît un passage plus compliqué. « J’ai ressenti un manque d’énergie. Pernilla et les encouragements du public m’ont permis de relancer la machine. »
Tout au long de l’épreuve, la communication est permanente entre les deux coéquipiers : « Prends le relais, ralentis, je le fais. » Une coordination rendue possible par leur connaissance mutuelle : « On se connaît par cœur, c’est aussi pour ça qu’on a réussi !», souligne Florian Pignatel.
La tenue, un défi dans le défi
Courir un Hyrox représente déjà un défi physique important. Le faire en tenue de feu en constitue un supplémentaire. « La chaleur a été l’élément le plus compliqué. La tenue n’est pas conçue pour respirer, et une fois que la température corporelle augmente, il est difficile de la faire redescendre », explique Pernilla Faranda. Le poids additionnel a également laissé des traces, avec plusieurs jours de courbatures. Les techniques de respiration utilisées en intervention ont toutefois permis d’optimiser certaines phases de récupération.
Au-delà de la performance sportive, l’engagement portait également une dimension solidaire. Pernilla Faranda et Florian Pignatel soutiennent l’association Les Premiers Pas de Super Lélia. La cagnotte, toujours ouverte, a d’ores et déjà permis de récolter 2 000 euros.
Un nouveau défi en tenue de feu pourrait prochainement voir le jour pour le duo, possiblement à l’international.
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Les photos de leur préparation sur notre compte Flickr



