L’incendie, qui s’est déclaré dans une gaine technique du bâtiment le samedi 28 février, a provoqué l’évacuation de 34 personnes.
C’est un endroit qu’il connaît bien puisqu’il y est intervenu en septembre 2023, après l’apparition de fissures dans un immeuble. Mais ce samedi 28 février, c’est pour une autre raison que le capitaine Herbé Bovo a été engagé en tant que chef de colonne. En cause : un incendie qui s’est déclaré en fin d’après-midi à Notre-Dame des Marins, l’un des quartiers de la commune de Martigues.
Deux secteurs d’intervention et une opération bien menée
« En tant que chef de colonne, on a la possibilité de suivre les alertes de tous les chefs de groupe du département », raconte Hervé Bovo, qui sait rapidement qu’il va intervenir en tant que commandant des opérations de secours. « J’écoute le message du chef de groupe Martigues et j’entends qu’il demande des renforts car ils ont des difficultés à localiser la position exacte du feu, compte tenu de la configuration du bâtiment impacté et des fumées qui sortaient par plusieurs niveaux. »
Le capitaine Bovo se met alors en route. À son arrivée, la situation a déjà favorablement évolué. « Le feu venait tout juste d’être découvert », confie-t-il. « Je fais le point avec le chef de groupe Martigues, qui m’explique que les personnels sur place ont déjà procédé à l’évacuation de deux personnes au moyen de l’échelle aérienne puis à celle de quatre autres personnes grâce à l’échelle coulissante. Il me dit aussi qu’une trentaine de personnes au total ont quitté l’immeuble. »
« Je décide alors de faire deux secteurs », poursuit Hervé Bovo. « Le premier dédié à l’incendie, que je laisse au chef de groupe Martigues, avec pour mission de faire de nouvelles reconnaissances sur les appartements où nous n’avons pas eu de réponse quand nous avons toqué et de procéder à l’extinction du feu et à la ventilation. Le deuxième est lié au secours à personne, où j’ai besoin de savoir exactement où on en est, de comptabiliser et recenser les personnes qui ont été évacuées pour être sûr qu’on n’a oublié personne. »
Une dimension humaine
Cette mission, c’est le lieutenant Stéphane Rodière qui en aura la charge. « Initialement, j’ai été engagé pour armer le poste de commandement et occuper une fonction de Moyens ou de Renseignements », explique-t-il. « Mais au regard de l’évolution de l’intervention, nous n’avons finalement pas activé le PC. » Commence alors un travail de fourmis avec les personnels déjà sur place et que le lieutenant Rodière tient à saluer. « Avec un équipage de Port-de-Bouc et un autre de Côte Bleue Est, nous avons eu beaucoup d’activité mais tout s’est très bien passé. »
D’autant que la tâche n’est jamais aisée, « avec une dimension humaine à prendre en compte », souligne Stéphane Rodière. « Les familles s’interrogent pour savoir si elles vont pouvoir retourner dans leur appartement ou non, il faut leur expliquer que ça ne va pas être possible tout de suite mais quand même les accompagner pour qu’elles puissent récupérer des médicaments ou quelques affaires en vue des prochains jours. »
« Au vu de la situation à mon arrivée, je savais d’ores et déjà que personne ne pourrait retourner vivre normalement quelques heures après dans l’immeuble », renchérit le capitaine Bovo, qui poursuit. « La problématique reste toujours la même dans ce type d’intervention : s’assurer que tout le monde est bien là et qu’il ne manque personne à l’appel. C’est quelque chose qui prend énormément de temps et qui mobilise de la ressource en personnels. Car il faut également prendre en compte le voisinage autour et donc distinguer les habitants de l’immeuble des autres, ce qui n’est pas toujours simple. C’est un secteur à part entière. Mais ce soir-là, tout s’est très bien déroulé. »
Au total, 34 personnes ont été évacuées. Parmi elles, seulement dix blessés légers mais aucun des impliqués ne sera transporté à l’hôpital par les Pompiers13. Privés d’électricité, les habitants seront relogés par leurs familles respectives et les services municipaux, présents sur les lieux, au centre social de Notre-Dame des Marins. S’agissant du feu en lui-même, qui s’est propagé dans une gaine technique d’alimentation générale du bâtiment, il finit par être éteint assez rapidement grâce « à la réactivité importante, liée à tout feu urbain de ce type, de la part de la chaîne de commandement », précise Hervé Bovo.
« La seule difficulté concernant le secteur incendie était liée à la configuration de l’immeuble en lui-même », continue-t-il. « Il a fallu faire des reconnaissances précises pour ne pas passer au travers d’un foyer secondaire. Mais tout s’est très bien déroulé et chacun a su opérer les missions qui lui étaient confiées. », conclut-il sur une intervention qui a mobilisé 35 Pompiers13 armant 13 engins.


