La dernière formation de maintien et de perfectionnement des acquis pour les nageurs sauveteurs qui armeront les postes de secours des deux plages surveillées de Cassis s’est déroulée le 16 mai 2026.
Chaque année, c’est le même rituel à Cassis. Le printemps pointe le bout de son nez fin mars et même s’il ne faut pas se découvrir d’un fil en avril, les plages commencent petit à petit à attirer les premiers baigneurs. Raison de plus pour que les Pompiers13 soient fin prêts à intervenir afin de répondre à leur mission de protection des populations. C’est pourquoi sont organisées chaque année des journées de formation de maintien et de perfectionnement des acquis pour les nageurs sauveteurs. La dernière d’entre elles s’est déroulée le samedi 16 mai, sur la plage de la Grande mer.
51 nageurs sauveteurs qui vont se relayer tout l’été
« Ici, nous avons une convention signée avec la mairie et nous armons en conséquence deux postes de secours pour surveiller les plages de la Grande mer et du Bestouan », résume le lieutenant Renaud Robitaillie, chef du centre d’incendie et de secours de Cassis, qui poursuit : « À chaque début de saison estivale, nous faisons une formation de deux jours où l’on remet les nageurs sauveteurs en situation par des exercices pratiques le matin sur le bord de la plage, avec les différents matériels mis à leur disposition. L’après-midi, on aborde une partie plus théorique et réglementaire en caserne. »
Cette année, ce sont 51 nageurs sauveteurs qui vont se relayer pour assurer la sécurité des baigneurs sur la période des 124 jours de surveillance prévus. Cette dernière a débuté le 1er mai dernier, comprenant tous les week-ends et jours fériés jusqu’au 31 mai, puis elle se poursuit tous les jours du 1er juin jusqu’au 13 septembre avant de se terminer les 19, 20, 26 et 27 septembre prochains. « La sécurité de toutes les personnes qui viennent se baigner fait partie de notre ressort », enchaîne le lieutenant Robitaillie, qui insiste sur « l’importance de répéter ses gammes avec sérieux ».
« D’abord, nous avons une convention avec la municipalité qui démontre qu’elle nous fait confiance et compte sur nos compétences », poursuit-il. « Ensuite, la particularité de la surveillance des plages, c’est que nous avons des personnels qui sont professionnels, volontaires mais aussi en engagement différencié nautique ou en saisonnier. Dans la vie de tous les jours, certains sont professeurs des écoles, plombiers, maçons ou encore ébénistes. Ils viennent chaque année mais n’ont plus pratiqué depuis la saison estivale précédente. C’est pourquoi il est important de faire cette remise à niveau avec un rappel des techniques et un apport des connaissances, qui ont pu évoluer entre-temps. »
Une présence indispensable, qui doit également s’accompagner par la vigilance de tout un chacun. « La surveillance est primordiale mais rien ne vaut la prudence des vacanciers », rappelle l’adjudant-chef Richard Grobert, responsable des plages et chef de poste à la Grande mer, qui précise que quelque « 800 interventions ont été réalisées sur les plages en 2025, dont 300 secours à personne. » Ces interventions comprennent aussi les actions de prévention, avec des consignes à répéter et à respecter.
« La première des choses quand on arrive sur une plage surveillée, c’est d’aller voir le panneau des consignes de sécurité qui donnent des informations importantes : le vent, la température de l’eau, la présence ou non de méduses… », détaille Renaud Robitaillie, qui rappelle en guise de conclusion d’autres consignes de bon sens : « En plein été, il est important d’avoir une protection solaire, de bien s’hydrater. Et surtout, de surveiller les personnes à risques comme les personnes âgées et les enfants, auxquels il est important de mettre des brassards. Même quand ils jouent au bord de l’eau. »



