L’incendie s’est déclenché peu après 19h, dimanche 12 avril 2026, dans une zone commerciale, au sein d’un entrepôt situé à proximité d’une station-service à Châteaurenard. Très rapidement, tout est mis en œuvre car chaque minute compte et la situation peut basculer à tout moment.
C’est dans ce contexte particulièrement tendu que le capitaine Alexandre Puygrenier est engagé sur le terrain en tant que chef de colonne. Il revient aujourd’hui sur le déroulé des événements : « C’était dimanche soir, la journée avait été calme dans l’ensemble. Puis il y a eu ce message qui est passé par Châteaurenard, qui fait immédiatement comprendre qu’il se passe quelque chose d’important… »
C’est à ce moment que le capitaine Alexandre Puygrenier comprend la gravité de l’intervention. Il explique : « À ce moment-là, je me suis préparé à partir et puis quelques minutes plus tard, j’ai eu l’officier CODIS qui m’a confirmé que j’étais engagé ». Il poursuit : « Sur le transit, il y a eu le message complémentaire du chef du groupe, avec une notion de propagation à un autre entrepôt, ainsi qu’à la station-service. Je me suis dit que ça allait être compliqué ».
De son côté, le chef de centre de Châteaurenard comprend lui aussi l’importance de l’incendie en cours : « Je suis mis au courant de l’intervention et des nombreux moyens engagés. Lorsqu’il y a des interventions particulières, les chefs de centre locaux interviennent pour décharger une partie des missions du COS. Ce fût mon cas sur cette intervention. »
Une fois sur place, la tension est palpable. « Quand je suis arrivé sur le terrain, la situation était complexe », confie le capitaine Puygrenier.
Une coordination et une communication exemplaires
Malgré l’intensité de cet incendie, le capitaine met en lumière la force de coordination des équipes. « Je suis arrivé en simultané avec le chef de centre de Châteaurenard qui avait été engagé, avec le chef de groupe de Salon-de-Provence et j’ai rapidement fait le lien avec le chef de groupe de Châteaurenard qui était déjà sur place », explique-t-il.
Il souligne également l’efficacité du commandement : « Les directives du premier COS étaient claires, ce qui nous a permis de répartir les secteurs, les missions et les fréquences de façon efficace ». Par ailleurs, il insiste sur l’engagement massif et bénéfique des équipes : « Ils ont tous travaillé avec ardeur et ça s’est vraiment ressenti. À partir du moment où le chantier a été structuré, ça n’a évolué que dans le bon sens. »
La qualité de l’intervention est d’ailleurs appuyée par Benoît Gillette : « Le capitaine Puygrenier a divisé le terrain en deux, un secteur nord, un secteur sud. Pour ma part, j’ai pris le secteur sud. Et puis tout s’est très bien ficelé, j’avais mes engins, mes hommes, mes missions. Bilan très positif au niveau coordination, fluidité et clarté des missions. »
C’est grâce à cette résilience apparente que l’issue de l’intervention a été favorable. « Il y a eu de la réactivité, il y a eu de la communication et de la coordination. Ce qui a permis de gérer les enjeux et d’éviter les propagations à des maisons, à des magasins, à des commerces et à la station-service », affirme le capitaine Puygrenier.
L’opération aura mobilisé pas moins de 80 sapeurs-pompiers, qui ont œuvré sans relâche. C’est vers 2h30 du matin que la situation sera sous contrôle. Pour autant, la mission n’était pas complètement terminée, nous explique le capitaine Puygrenier : « Après l’intervention, il reste quand même des points chauds et des petits foyers à éteindre, mais nous rencontrons une difficulté : un risque d’effondrement des structures qui ont été impactées. Nous mettons donc en place des moyens de surveillance pour éviter que cela reprenne trop d’ampleur et pour couper les propagations si jamais l’incendie reprend. Le lendemain, en accord avec la mairie, nous avons fait parvenir des moyens de chantier pour faire tomber, avec un bulldozer, les murs qui menaçaient de s’effondrer. Et c’est pour ça que l’intervention ne se termine que le lendemain dans l’après-midi. »
Face à la menace d’effondrement, une quinzaine de personnes ont dû être évacuées en urgence, avant d’être rapidement relogées. Malgré la violence de l’incendie, aucune victime civile n’est à déplorer. Seul un intervenant du FPT de Châteaurenard a été légèrement blessé au genou, sans gravité.
Si le feu a été contenu, c’est avant tout grâce à la précision des échanges, à la fluidité de la coordination et à l’engagement total des équipes sur le terrain. Dans un contexte à haut risque, où chaque décision compte, cette intervention démontre que la communication et l’organisation restent les meilleures armes pour faire face à l’imprévisible.
Les images de l’intervention sont à retrouver sur Flickr



