Skip to content

MANOEUVRE SECOURS ROUTIER À ARLES : S’ENTRAÎNER POUR MIEUX SAUVER

Le 11 février 2026, Olivier Helip, lieutenant à la caserne d’Arles, a organisé une manœuvre secours routier. Son objectif : parfaire la coordination entre casernes et services dans un département où les Pompiers13 ont une forte activité, notamment en matière d’accidents de la route.

Ce ne sont pas les sapeurs-pompiers qui vont dédaigner l’importance de s’exercer. C’est pourquoi une manœuvre secours routier s’est tenue le 11 février dernier sur la commune d’Arles afin que les Pompiers13 parachèvent leurs opérations. « Une manœuvre, chez les sapeurs-pompiers, nous permet de réviser nos gammes et de nous entraîner à notre gestuelle de manière à avoir les meilleurs réflexes en intervention », commence Olivier Helip. Chez les sapeurs-pompiers, il existe plusieurs thématiques de manœuvres : feu de forêt, chimique, incendies, secours à la victime… Ils en réalisent régulièrement afin de rester à niveau. « On fait bien ce qu’on fait souvent, c’est un dicton mais c’est surtout la vérité », déclare-t-il.

L’authenticité pour fil conducteur

Pour décrire cette manœuvre, il énonce qu’il s’agit d’une « mise en situation qui s’est déroulée sur une vraie route, avec un vrai passage à niveau, avec un vrai train ». Cette MSP (mise en situation professionnelle) a un but précis : « se rapprocher de la réalité ». « Ce sont des sapeurs-pompiers opérationnels, professionnels et volontaires, des vrais médecins, des vrais infirmiers, des vrais policiers. On avait des victimes, qui sont des sapeurs-pompiers, qui étaient en civil et qui ont été maquillées », explique-t-il.

« Il y a des secours routiers qui durent un quart d’heure et d’autres qui durent six heures et demie. Ça dépend du temps d’incarcération. Sur cet exercice, les participants ont joué comme dans la réalité. Ils ne sont allés ni moins vite ni plus vite. Ils se sont vraiment imprégnés du scénario et ont travaillé comme ils l’auraient fait si c’était un vrai accident à l’identique », souligne le lieutenant.

Une rencontre instructive

Centre d’incendie et de secours d’Arles, mais aussi de Saintes-Maries-de-la-Mer, de Tarascon, de Saint-Martin-de-Crau… « C’est une manœuvre où je n’ai pas invité que ma caserne. J’ai fait participer d’autres casernes et des services extérieurs », explique le professionnel en énumérant ces derniers : le SMUR (Structures mobiles d’urgence et de réanimation) d’Arles, la police municipale, le PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) et la société de dépannage qui intervient avec les sapeurs-pompiers lors des accidents de la route. « Nous avons vraiment brossé large sur l’interservices parce que cela nous paraissait judicieux. »

« L’idée est d’intervenir avec plusieurs engins qui ont chacun une mission différente », ajoute-t-il en développant le rôle des participants. Le VSAV (véhicule de secours et d’assistance aux victimes) s’occupe du secours à la victime, le VSR (véhicule de secours routier) protège la zone d’intervention et gère les opérations de désincarcération, tandis que le SMUR prend en charge les victimes sur la partie purement médicale. Et les forces de l’ordre créent une bulle de protection autour de l’intervention. « Chacun a son travail », affirme Olivier Helip. Mais surtout « Tout le monde apprend l’un de l’autre », termine-t-il.

Une initiative importante

Le lieutenant Helip raconte toute l’organisation pour planifier une telle manœuvre d’envergure. « Il faut les autorisations des divers partenaires, se faire livrer les voitures, avoir les dépanneurs, trouver un train, trouver une route. C’est un mois et demi de préparation. C’est beaucoup de préparatifs pour un scénario qui ne dure pas très longtemps », dévoile-t-il.

Mais ce jeu en vaut la chandelle : « Quand on travaille sur une manœuvre avec nos collègues de la même caserne, c’est facile. Mais pour travailler avec d’autres casernes où chacun a ses automatismes, il faut arriver à trouver la charnière pour que ça se passe bien », explicite le lieutenant. Car c’est une initiative qui peut sauver des vies : « Comme cela, si un jour nos casernes se retrouvent ensemble sur une vraie intervention, on se sera déjà connus à travers des exercices. »

Un apprentissage constant

Le secours à victime représente 80% des interventions des sapeurs-pompiers. « Le secours routier, c’est environ 6% de notre activité. Sachant que dans les Bouches-du-Rhône, nous sommes confrontés à de nombreux accidents de circulation », indique Olivier Helip.

Alors les bienfaits de cet exercice se font d’autant plus ressentir, même si « nous n’étions pas dans l’évaluation ni la critique », précise-t-il. « Les intérêts de cet exercice, c’est que tout le monde sorte de sa zone de confort ; c’est partager ensemble de bonnes pratiques ; et ça nous permet de réviser nos gammes », confie Olivier Helip.

« C’est un métier où, tous les jours, on apprend, on réapprend, on se réinvestit et on révise. Typiquement, on est toujours sur les bancs de l’école parce que toutes les techniques évoluent et le matériel aussi, donc on doit réviser en permanence pour rester au goût du jour. Et ces révisions collectives permettent de travailler l’entraide, la cohésion d’équipe », conclut le lieutenant.

 

Exercice 2026 : manœuvre secours routier à Arles

REJOIGNEZ LES POMPIERS13