Interview avec le colonel Franck Briend, qui a pris ses fonctions de directeur départemental adjoint au sein des Pompiers13 le 1er janvier 2026.
Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je m’appelle Franck Briend, j’ai 48 ans, je suis marié et père de deux enfants. J’étais il y a peu directeur départemental adjoint du Sdis de la Mayenne et j’ai rejoint les Pompiers13, toujours avec la même fonction, le 1er janvier 2026.
Fils de sapeur-pompier professionnel, j’ai grandi en caserne et toujours été bercé par les valeurs d’engagement et de solidarité. Successivement sapeur-pompier volontaire, militaire et professionnel, mon parcours est celui d’un homme de terrain, ce qui m’a permis d’apprendre à fédérer et anticiper, avec toujours la volonté de servir, et cela dans trois Sdis différents : le Maine-et-Loire, la Vendée et la Mayenne. J’ai tenu l’ensemble des fonctions opérationnelles, d’équipier à directeur de garde, ce qui a construit une solide expérience professionnelle.
Sur le plan fonctionnel, mon parcours s’est plutôt orienté vers l’humain et l’accompagnement des collègues dans leur parcours au travers de la formation et des ressources humaines. J’ai occupé la fonction de DRH et conseiller en évolution professionnel au sein du SDIS de la Vendée et j’ai également été conseiller social en Vendée et en Mayenne. Je considère qu’un Sdis ne marche pas sans la dimension humaine. C’est aussi pour cela que je suis très ancré et attaché au réseau associatif, qui est une force et un modèle dans lequel je crois beaucoup.
Quel regard portez-vous sur le rôle de directeur départemental adjoint ?
C’est une fonction qui repose sur une base essentielle : seconder le directeur et le suppléer si nécessaire. L’adjoint doit être celui qui est garant de la cohésion de l’équipe. C’est presque un accompagnateur. C’est quelqu’un qui doit être tourné vers l’humain, sur des bases de confiance, de loyauté et d’équité.
Sur le plan opérationnel, le directeur départemental adjoint occupe aussi les fonctions de commandant des opérations de secours départemental. La performance opérationnelle repose énormément sur la préparation, la coordination interservices et la connaissance du territoire. C’est un vrai travail d’équipe.
C’est aussi celui qui doit être le garant des deniers publics et de la performance de l’établissement. Pour cela, je compte m’appuyer sur mon expérience durant laquelle j’ai eu l’opportunité de diriger en qualité de directeur adjoint ou directeur par intérim plusieurs projets de management territorial, de pilotage de la donnée ou encore de modernisation du dialogue social.
En résumé, un directeur départemental adjoint doit être le moteur d’un collectif, dont le pilote est le directeur.
Quel est votre état d’esprit alors que vous allez rejoindre d’ici peu les Pompiers13 ?
Si j’ai postulé dans les Bouches-du-Rhône, c’est par conviction. J’ai de l’admiration pour un établissement qui est reconnu, exigeant, innovant et dont les valeurs sont profondément ancrées dans celles du service public. Quand j’ai suivi la formation d’emploi supérieur de direction (ESD), j’ai compris qu’il était important de choisir son binôme et je reconnais en notre directeur, le contrôleur-général Jean-Luc Beccari, les valeurs que doit avoir un chef.
Je viens en toute humilité apporter mais aussi apprendre, comme je l’ai fait durant toute ma carrière. Ma première motivation est de valoriser l’ensemble des agents Pompiers13, en reconnaissant leurs compétences et leur fierté d’appartenir à un collectif d’excellence. J’espère amener un management participatif et bienveillant, tout en rappelant les règles lorsque cela est nécessaire.
Être sapeur-pompier, c’est servir la République, protéger les plus vulnérables et garantir la continuité du service public, même dans la complexité des crises. Intégrer le Sdis 13, c’est être au service d’un territoire à risques mais à fort potentiel. J’y apporterai mon expérience, mon engagement et ma conviction qu’un Sdis fort, c’est d’abord un Sdis qui croit en ses femmes et en ses hommes.



